Il y a une semaine, je suis allé à Bruxelles et Amsterdam pour quelques jours.
Bruxelles
Je partais de Paris, content, pensant que j'allais découvrir la ville de Tintin et de Ric Hochet, la capitale de l'Europe et des moules frites. On m'avait parlé de la Grand Place et j'imaginais une ville avec un centre doré.
Dès la sortie de la gare, le contraste avec mon imagination était flagrant. Des immeubles gris, des grues, presque personne dans la rue. Puis le véritable centre, médiéval, avec la Grand-Place, effectivement jolie, et beaucoup de pizzas. J'ai marché, sans être charmé (remarquez au passage l'anagramme). Certains bâtiments ont besoin d'un sérieux coup de neuf, et d'ailleurs, la ville est en travaux.
Le train
Le lendemain, je m'en allais vers Amsterdam d'humeur moyenne.
Dans le train, j'échangeais quelques paroles avec une jeune voyageuse américaine à la conquête de l'Europe et je reprenais confiance en mon petit périple. Elle était seule, en voyage depuis deux semaines. Elle avait vu l'Irelande et l'Angleterre ; elle faisait ses premiers pas sur le continent. Elle semblait déçue elle aussi par Bruxelles mais osait à peine le dire. Elle restait enthousiaste. « Et après, lui dis-je, où vas-tu ? » « Je ne sais pas. Je dois être en Espagne, pour la fête de la tomate, avec une amie, le 31 août. » Alors on a regardé une carte de l'Europe et on a fixé ensemble qu'elle irait en Allemagne, puis peut-être en Suisse ou en Italie. Puis l'Espagne. Puis Paris ? Peut-être. Rien n'était sûr.
On se quittait à la gare d'Amsterdam et on se fixait rendez-vous pour le soir même, à sept heures.
Amsterdam
En cherchant le tramway, tout de suite, l'impression était radicalement différente de Bruxelles. Beaucoup, beaucoup de monde devant la gare d'Amsterdam. Enormément d'animation. Et la gare du centre vous dépose littéralement à l'entrée de la ville.
L'impression produite était encore plus vive après avoir posé mes affaires à l'auberge, quand je déambulais dans les rues en marchant. La fiesta à l'air libre. Des jeunes visiteurs arpentant les cofee shops, des hollandais célébrant le samedi soir en trinquant le champagne sur des bateaux et des gens à vélos, dans tous les sens. Je m'assois à une terrasse pour constater la même chose : cette ville, en plein mois d'août, déborde de touristes. Mais c'est normal. Une question se pose alors : trop de touristes ?
A sept heures, je vais au rendez-vous. J'attends. Personne. Déception. Je marche dans Amsterdam. Je la cherche vaguement, je me dis « Elle sera sur la place Dam ». Un moment je crois la voir, accompagnée d'une autre fille. Mais non. Alors je me balade, je mange, je vais voir le quartier rouge et les vitrines. C'est un peu le zoo. Je rentre à l'auberge, discute avec un Hongkongais fort sympatique. Nous échangeons une conversation à propos de la Chine. J'essaie de comprendre ses idées sur l'économie mondiale. Je dors.
Je me réveille et je termine mon séjour à Amsterdam. Je vais au Rijksmuseum et c'est très bien. Je mange un bon steak, je m'allonge le long des canaux. C'est joli. Je suis entouré de groupes de jeunes qui fument.
Je rentre.
Je réfléchis à deux ou trois choses (ou plus) :
1) Bruxelles me paraît plus intéressant maintenant. Je regrette de ne pas avoir mieux préparé ma visite, notament pour les parcours de B.D. Le musée Magritte est à voir.
2) Je ne suis pas resté assez longtemps pour avoir un avis honnête et éclairé.
3) On peut quand même avoir des impressions, même si on ne reste pas longtemps.
4) Que serait Amsterdam sans la dépénalisation du cannabis ?
5) Visiter des villes est une drôle de chose.
6) Où est mon amie américaine ?
7) C'est la rentrée !
8) Je m'éloigne du sujet.
9) Le point 5) est énigmatique.
10) Je ne pouvais pas m'arrêter à 9)

Bruxelles. La Grand-Place.
Le Manneken-Pis. Tout petit mais fort plaisant.
Gaston, son chat et moi.
Amsterdam
Petit coquin
Am I ?
"Poor Vince never catches a lucky break. "